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Mercier Rides – Bretagne
5 min de lecture

Mercier Rides – Bretagne

Photos : Charlotte Lindet

Une fois par an, vous le savez bien désormais, Mercier rassemble ses amis. Ce n'est pas une course, pas un stage. Quelque chose de plus difficile à définir et pourtant d'immédiatement reconnaissable dès que l'on y est : un moment de partage autour de la marque, du vélo et des gens qui l'aiment. Cette année, c'est Saint-Malo qui a accueilli ce qui s'est imposé, édition après édition, comme le Mercier Brand Summit.Pour cette édition, nous avons eu la chance d'être accueillis par Philippe, ami de la marque depuis les tout premiers jours, qui a posé ses valises en Bretagne et ouvert un gîte aussi beau que généreux : La Maison Lacase. Un cadre qui avait tout du bon choix : grand, accueillant, avec ce qu'il faut d'espace pour que dix cyclistes cohabitent sans se marcher dessus, et une terrasse pour les discussions qui s'étirent après le dîner.Le collectif réuni pour ce sommet n'était pas un peloton ordinaire, mais une fière communauté de la roue. Émile Mercier, bien sûr, âme du projet. Zoé, Mattis, Théo, Edgar — qui a frôlé le professionnalisme avant de rejoindre les Cycles Veran à Lyon, et dont le coup de pédale rappelle encore à tout le monde qu'il roule à un autre niveau —, Marc, habitué des sessions photo et dont la gentillesse n'a d'égale que l'aisance devant l'objectif. Enfin, Philippe, notre hôte, et Amaury complétaient l'assemblée.

Jour 1 — Go east : Pointe du Grouin, Cancale et Mont-Saint-Michel

La Bretagne réserve ses meilleurs arguments à ceux qui se lèvent tôt. C'est d'ailleurs un leitmotiv de Stéphane, notre photographe, qui semble être présent uniquement pour mettre des réveils à 5 h 30. Mais il faut le concéder : les routes côtières, à cette heure-là, n'appartiennent qu'aux cyclistes. La lumière rasante sur les chemins qui longent la mer justifie à elle seule le réveil matinal. Direction la Pointe du Grouin, éperon rocheux accroché entre Cancale et Saint-Malo, offrant un impressionnant décor, du Cap Fréhel à Granville en passant par la baie du Mont-Saint-Michel. À 25 km se détache le Mont lui-même. Au large apparaissent les îles Chausey.Après une pause café à Cancale, où l'on croise un groupe de cyclistes américains dont le tour-opérateur a organisé une dégustation d'huîtres — avec vue sur les parcs à huîtres, justement —, nous reprenons la route.
Notre objectif du jour se dessine à l'horizon au gré de notre progression sur les polders : le Mont-Saint-Michel.
Le retour s'est fait par les terres, avec ce que la Bretagne sait offrir de meilleur quand elle se montre sous son jour généreux : des routes propres, des villages de granit et une végétation dense qui filtre la lumière de mille façons.
Enfin, après une centaine de kilomètres au compteur, nous nous arrêtons au bord de la mer. La plage est vide et offre aux riders quelques tours de manivelle à marée basse, entre terre et ciel.
Retour à la Maison Lacase et temps de repos, avant de partir voir le soleil se coucher en partageant un verre de vin dans la vieille ville de Saint-Malo, plus précisément au bord de l'eau, près de la piscine naturelle.

Jour 2 — Vallée de la Rance

Après un solide petit déjeuner — des crêpes, des crêpes, des crêpes —, cap au sud cette fois ! La vallée de la Rance est un estuaire caractéristique de la région. Alors que de vastes étendues se découvrent à marée basse, le lieu ressemble à un bras de mer à marée haute. De Dinan à Dinard et Saint-Malo, la balade sur les bords du fleuve vaut vraiment le détour !Boucle de 50 km, avec de nombreuses petites côtes. Edgar a imposé le rythme dès la première montée : on a tous un vélo, mais on ne pratique pas le même sport. Le reste du groupe a suivi tant bien que mal — c'est-à-dire plutôt mal que bien, mais avec le sourire.
Notre groupe traverse les villages en pierre, explore les nombreux ports de plaisance, jusqu'à ce qui est certainement le point d'intérêt de la journée : l'usine marémotrice de la Rance. Construite en 1966 — et cela n'a certainement pas été un petit chantier —, elle est restée pendant 45 ans la plus grande usine marémotrice au monde. La Rance traversée, nous attaquons la remontée vers notre camp de base. Petite sortie, certes, mais nous avons une idée derrière la tête, et pour une fois, ce n'est pas pour manger ou boire un verre.
En effet, Philippe — que vous pouvez voir arriver au sommet de l'Izoard il y a quelques années dans notre vidéo Mercier Rides – Southern Alps — n'entend pas nous laisser partir sans avoir exploré la côte à l'ouest de Saint-Malo. Un petit groupe resserré se forme donc, constitué de Zoé, Edgar, Marc et Théo, et reprend la route en fin de journée. Direction le Cap Fréhel. Rouler à quatre, surtout avec Edgar, permet de prendre des relais, car la destination est à plus de 50 kilomètres. Les kilomètres défilent à bon rythme, mais ce qui devait arriver arriva : la nuit. Le petit groupe de costauds revient donc à la Maison Lacase vers 21 h 30, harassé et fourbu. Forçats de la route. Heureusement, Frédérique, la femme de Philippe, avait prévu un solide dîner, agrémenté de quelques vins bio. Ne me demandez pas s'il y avait des crêpes : en Bretagne, s'il y a un repas, il y a des crêpes.

Jour 3

Dernière matinée, derniers kilomètres. Le Brand Summit, c'est aussi ça : ce moment du dimanche matin où l'on sait que c'est la dernière sortie, mais où l'on appuie quand même, parce que les routes bretonnes le méritent et parce que les au revoir se font toujours trop tôt.Départ sous une vraie pluie ; on s'abrite même quelques instants. Puis la magie opère : en cinq minutes, le soleil fait son apparition. Les sourires reviennent et nous prenons la direction de l'île Besnard, une avancée rocheuse — donc pas une vraie île — qui protège de ses falaises le havre de Rothéneuf.
Un Brand Summit réussi. Des routes exigeantes, des paysages qui en valent la peine, une table qui réunit. Et cette certitude, au moment de repartir, que la marque n'est pas seulement dans les maillots — elle est dans les gens qui les portent.

Merci Philippe et Frédérique, pour l'accueil et les crêpes.Merci Saint-Malo. Merci Mercier.

Envie de prolonger l'expérience ? Découvrez le film Mercier Rides – Bretagne.

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