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Les Verticales - cinq montées, une communauté.
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Les Verticales - cinq montées, une communauté.

Autour du lac d'Annecy, une série de rendez-vous a réuni cet été des cyclistes venus partager bien plus qu'un effort.

Il y a des paysages qui appellent la pente. Autour du lac d'Annecy, les routes s'élèvent naturellement vers les crêtes, les cols, les points de vue où le souffle se suspend. C'est dans ce relief que sont nées Les Verticales — cinq ascensions, cinq semaines, une idée simple : grimper ensemble.

L'événement, porté conjointement par Mercier et Onze42, ne prétendait pas réinventer la course de côte. Il cherchait plutôt à retrouver quelque chose de plus ancien : le plaisir brut de la montée, l'intensité d'un effort partagé, la convivialité d'une ligne d'arrivée où l'on s'attarde.

Cinq ascensions, cinq rendez-vous

Le programme s'est construit autour de montées connues des cyclistes locaux : le col de Leschaux par Saint-Eustache, la Forclaz par Talloires, Entrevernes, Leschaux par Sévrier, et enfin le Semnoz par Annecy — dix-sept kilomètres à 7,2 % de moyenne, point d'orgue de cette première édition.

Chaque manche proposait trois classements — Homme, Femme, Duo Mixte — mais le chronomètre n'était qu'un prétexte. Ce qui s'est joué sur ces routes tenait davantage du rassemblement que de la compétition.

Une fanzone à flanc de montagne

Dès la deuxième étape, au col de la Forclaz, une évidence s'est imposée : il fallait que chaque participant ressente l'intensité des grandes courses. Dans les derniers hectomètres de l'ascension, une fanzone a pris forme — fumigènes, mégaphones, bénévoles déchaînés, encouragements lancés à chaque passage.

L'idée a fait son chemin. Au fil des semaines, les participants ont pris le relais : pancartes faites maison, déguisements, routes marquées à la craie, feux d'artifice improvisés. Par moments, l'atmosphère évoquait celle d'une étape de montagne du Tour de France — la foule en moins, l'authenticité en plus.

Du premier col au coureur élite

Plus de cent participants ont pris le départ. Parmi eux, des profils que tout semblait séparer : le cycliste découvrant son premier col, le grimpeur aguerri venu tester sa forme, le duo venu partager l'effort. Chacun trouvait sa place, chacun trouvait son défi et chacun est reparti avec autre chose qu'un temps au chronomètre : le sentiment d'avoir participé à quelque chose qui leur ressemblait.

Le Semnoz, épilogue en altitude

La dernière manche restera sans doute la plus marquante. Le Semnoz par Annecy : une montée exigeante, un virage final avec vue sur le lac, une fanzone installée là où le regard porte loin.

Quarante-cinq minutes pour les plus rapides. Près de deux heures pour d'autres. Puis une longue descente, le froid sur les épaules, et retrouvailles au bord de l'eau — grillades, bières fraîches, conversations qui s'étirent.

Ce qui reste

Au fond, cette première édition a confirmé une intuition. Les plus beaux événements cyclistes ne se mesurent pas uniquement en watts ou en secondes gagnées. Ils se mesurent aux rencontres, aux sourires, aux encouragements criés dans la pente, aux souvenirs que l'on partage longtemps après avoir quitté la route.

Les Verticales n'étaient pas une course. C'était un rendez-vous. Et comme tous les vrais rendez-vous, on espère déjà le prochain.

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